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Oxford : sur Meuse ou sur Yser ?

La princesse Elisabeth a entamé ce lundi des études de 3 ans en histoire et politique au Lincoln College, un des collèges de la prestigieuse université anglaise d’Oxford. L'objectif est évidemment de lui assurer une formation utile à sa future fonction de reine, vu qu'elle étudiera tant les sciences politiques que l’histoire, donc la mise en perspective historique des événements. 
Moins de 50 jeunes par an sont acceptés dans ce collège d’Oxford. La princesse, nous dit-on, a "conclu avec succès les épreuves d’admission, à  savoir : une première acceptation de son dossier sur la base de ses résultats antérieurs, de son CV, puis une épreuve écrite ("anonymisée" : ?) en histoire avant un entretien sur ses motivations avec le professeur chargé des admissions." L'université ajoute qu'Elisabeth résidera, comme tous les étudiants de première année, sur le campus et qu'elle y sera traitée comme tous ses camarades, à l’exception des mesures de sécurité propres à son statut.
Si on est en droit de s'interroger sur l'intérêt de conserver une monarchie en Belgique - auquel cas il est logique pour la future souveraine de se préparer à exercer sa fonction, même si celle-ci est davantage protocolaire qu'autre chose -,notre réflexion porte plutôt sur deux points : 
1. Le coût de ces études. L’inscription annuelle au Lincoln College revient à 28.370 livres soit 33.000 euros (trois fois plus pour un élève étranger que pour un Britannique), auxquels il faut ajouter plus de 800 euros par mois pour la chambre, soit près de 10.000 euros par an, sans même parler du coût des livres, de la nourriture, etc. Bref, sans doute entre 150 et 200.000 euros en trois ans que nous, contribuables, allons payer indirectement de notre poche via les dotations, alors que les finances du pays sont dans le rouge vif.
La Princesse Elisabeth rencontre des camarades de classe au « The Grove » du Lincoln College.
2. Il serait sot de croire que c'est uniquement pour la qualité de l'enseignement qui y est prodigué que la princesse Elisabeth s'expatrie en Angleterre (ou alors c'est un terrible désaveu pour nos propres universités : assez bonnes pour le commun des mortels qui ne sait pas se payer mieux, indignes de l'héritière de la couronne). Si Elisabeth franchit la Manche, c'est surtout pour éviter l'incontournable polémique que créerait son inscription dans un établissement belge : francophone ou néerlandophone ? Pour ménager la chèvre et le chou, mieux vaut que ça se fasse en anglais, langue véhiculaire de la Belgique comme chacun le sait (que la Princesse parle déjà très bien : inutile non plus d'essayer de nous faire croire que c'est pour l'apprendre). 
Une tempête dans un verre d'eau, direz-vous ? Sans doute à une époque où on ne s'étonne plus de rien, surtout que la prochaine souveraine d'une Belgique, coquille de plus en plus vide, apprenne son "métier" via la langue de Shakespeare plutôt que celle de Voltaire ou de Vondel...  

Catégorie : Le fil d’actualité